Comme le rappelait Michelle Blanc dans un de ses billets, les sites Internet d’entreprises au Québec sont désuets. Mais s’il faut renouveler ceux déjà en place, la création de nouveaux sites ne doit pas être sous-estimée car il existe toujours des demandeurs mais aussi des programmeurs qui ne comprennent pas les enjeux du Web 2.0 et les nouvelles stratégies de communication sur l’Internet.

Souvent contacté par des entreprises ou des travailleurs autonomes qui veulent mettre de l’avant leurs compétences, leurs services et leur actualité, nous leur rappelons quelques éléments essentiels à leur projet de site Internet… Pourquoi ? Parce qu’il y a un risque. Faire les mauvais choix en terme de contenu, de technologie et de visibilité, c’est partir avec des handicaps qui peuvent non seulement vous desservir mais tuer votre projet dans l’œuf.

1 – Se précipiter

Une des premières erreurs est la précipitation. Et pourtant c’est la plus courante. On s’emballe : il faut un site et vite. Se précipiter est lourd de conséquences. Un site ne se pense pas en un jour et il ne se construit pas en quelques clics.

Que faut-il faire alors ?

Prendre conscience qu’avant de lancer un site, il faut le penser, le construire. Il y a des étapes préliminaires qui sont nécessaires avant d’aller chercher un programmeur, un graphiste ou même une personne, un communicateur qui va vous accompagner dans la création du site.

2 – Ne pas avoir un projet clair

Ne pas avoir un projet clair est souvent lié à la première erreur : la précipitation. Mais pas toujours. Ce n’est pas parce qu’on ne se précipite pas que notre projet est forcément clair et bien ficelé. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le  dire arrivent aisément, écrivait Nicolas Boileau-Despréaux en 1674. Mais cette citation reste encore une règle incontournable de la communication d’aujourd’hui.

Si votre projet n’est pas clair pour vous comme pour les autres, vous devez vous attendre à des incompréhensions au moment de la production du site et à des surprises sur votre facture. Et puis comment allez-vous pouvoir évaluer les différentes soumissions ?

Que faut-il faire alors ?

Il faut que vous vous questionniez. Pourquoi un site ? Qui voulez-vous rejoindre ? Qu’est-ce que vous voulez y dire ?

Pensez déjà à l’organisation du contenu. Quel contenu doit être statique et quel autre doit être dynamique.

3 – Croire qu’il suffit d’un site Internet pour être visible

Si au moment de clarifier votre projet, vous vous posez la question pourquoi un site ? et que votre réponse est soit pour faire comme tout le monde, soit pour être visible, vous risquez de vicier dès le début votre projet. Votre réponse doit être beaucoup plus consistante.

Aujourd’hui, plus que jamais, un site Internet ne suffit pas pour être visible. Devant la masse d’informations et de sites existants, vous avez plus de chances d’être invisible.

Que faut-il faire alors ?

Pour drainer du trafic vers votre site et donc vous donner de la visibilité, il vous faut mettre en place des stratégies de communication et penser votre site dans un contexte plus large. A l’ère des médias sociaux, un site n’est pas qu’une plaquette ou un dépliant en ligne sur lequel vous étalez vos réalisations. Dès lors, dites-vous que la gestion de votre site risque de vous prendre du temps et des ressources. Il est bon de l’estimer et d’en avoir conscience.

Et n’oubliez pas le référencement ! C’est souvent un travail de longue haleine.

4 – Vouloir être présent partout

Le danger avec les médias sociaux et les nombreuses plateformes communautaires est de vouloir être présent partout. Exploiter chacun de ces espaces, y être présent prend du temps. Parce qu’on entend parler tout le temps de Twitter et de Facebook, on se dit qu’il faut y être, avoir un ou des pages Facebook, trois à quatre comptes Twitter. Mais toutes ces pages, tous ces espaces demandent non seulement des ressources mais aussi une stratégie cohérente dans la gestion de vos communications et de votre contenu. Etre présent partout risque de vous épuiser, d’être contre-productif si vous avez sous-estimé le temps que cette présence vous prend.

Que faut-il faire alors ?

Il vous faut identifier les médias sociaux qui peuvent vous apporter la visibilité souhaitée et planifier leur utilisation en lien avec votre site Internet.

Méfiez-vous des concepteurs et programmeurs qui vous promettent monts et merveilles et vous offrent de nombreuses solutions pour être présent dans les médias sociaux.

5 – Ne pas faire appel à une technologie qui vous permet de gérer votre contenu (CMS)

Parce qu’un site Internet à l’époque du Web 2.0 se doit d’être dynamique, vous allez être appelé à le mettre à jour régulièrement, à modifier une partie de son contenu constamment. Sans cela, votre site sera sans relief, sans vie. Vous ne fidéliserez personne.

Que faut-il faire alors ?

Il est important que vous vous assureriez que votre projet demande clairement un gestionnaire de contenu (CMS) vous permettant de modifier le contenu en ligne mais aussi d’en ajouter. Il faut que votre CMS vous permettent d’ajouter des images à vos publications, voire des vidéos. Et surtout le CMS doit être simple d’utilisation de manière à ce que tout le monde puisse l’utiliser. Si vous passez des heures à publier un article, vous avez un gros problème…

Aussi bien pour ceux qui ne sont pas sur LinkedIn que pour ceux qui y sont mais qui n’entretiennent pas leur profil, leur absence ou leur manque de visibilité sur ce média social très professionnel peut avoir des conséquences fâcheuses sur leur Personal Branding et l’image profesionnelle qu’ils renvoient ou souhaitent renvoyer.

1 – Ne pas attendre d’être en position de demandeur

C’est une attitude courante sur LinkedIn : on y va ou on s’y active seulement lorsqu’on se retrouve en position de demandeur,  c’est-à-dire lorsqu’on songe à changer de carrière ou lorsqu’on est déjà à la recherche d’un nouvel emploi. Or, dans ces conditions, il est presque déjà trop tard car vous êtes demandeur, vous êtes dans l’attente ; c’est vous qui avez besoin des autres et vos démarches pour créer et développer votre profil LinkedIn traduiront cette position. Ca peut être contreproductif auprès de votre réseau qui sentira une volonté de sollicitation de ses ressources mal adaptée au contexte normal d’utilisation et de gestion de LinkedIn.

Si vous travaillez encore et que vous commencez à chercher un nouvel emploi, vous inscrire sur LinkedIn et/ou y développer votre profil, votre employeur saura alors que vous cherchez ailleurs. Ca peut rendre votre fin de contrat très compliquée, voire la précipiter.

De plus, il vaut mieux avoir montré vos compétences sur une utilisation plus longue de LinkedIn afin que, le jour où vous vous retrouvez en position de demandeur, vous ayez déjà derrière vous une base solide de visibilité et que votre position n’inquiète pas votre réseau.

2 – Développer son  Personal Branding

LinkedIn est un outil excellent pour développer votre Personal Branding, c’est-à-dire pour promouvoir vos compétences professionnelles. Il ne faut surtout pas considérer que cette plateforme n’est qu’un moyen d’afficher votre CV. Vous passeriez à côté de la véritable utilisation de LinkedIn.

LinkedIn doit vous permettre de montrer vos compétences en :

  • affichant des recommandations de clients, partenaires, employeurs, collègues, etc. ;
  • étant actifs sur des groupes en lien avec vos compétences (pas besoin d’être actifs tous les jours mais ciblez des groupes et faîtes des interventions stratégiques) ;
  • promouvant vos implications dans des projets ou vos activités professionnelles de tous les jours (par le biais de vos statuts par exemple) ;
  • détaillant vos différentes expériences professionnelles.

3 – Gérer et suivre votre réseau réel

LinkedIn est aussi un moyen de gérer et de faire le suivi de votre réseautage réel. En ajoutant les noms de contacts rencontrés lors de soirées réseautages ou dans le cadre de vos activités professionnelles, vous alimentez une base de données beaucoup intéressante qu’un simple CRM. Grâce à LinkedIn, vous connaissez non seulement les compétences exactes et les expériences professionnelles de vos contacts, mais vous disposez aussi d’un moyen de les contacter et d’entretenir le lien que vous avez créé en réseautage réel.

De plus, en regardant l’actualité de vos contacts, vous êtes capable de faire un suivi plus ciblé avec votre réseau et donc de savoir saisir les bonnes opportunités qui peuvent s’y présenter.

4 – Développer son réseau virtuel

Enfin, en étant présent et actif sur LinkedIn, vous vous donnez une visibilité qui peut vous permettre d’élargir votre réseau virtuel. Pas besoin du contact réel. Une bonne intervention sur un groupe peut susciter l’intérêt d’un autre membre du groupe et vous permettre d’entrer en contact avec lui. De la même manière, les contacts des membres de votre réseau LinkedIn peuvent voir votre descriptif et demander à vous contacter. Vous pouvez aussi faire la même chose et chercher activement dans les réseaux de vos contacts des personnes avec un profil complémentaire au votre ou pouvant vous intéresser.

 

Alors pourquoi attendre ?

Le premier postulat que doit poser aujourd’hui un gestionnaire de communautés (community manager) tient à peu près à ceci : “les internautes ne sont pas stupides”. Non seulement, ils ne sont pas stupides, mais ils sont de plus en plus habitués au fonctionnement des médias sociaux. Dès lors, ils sont de moins en moins manipulables, de plus en plus aptes à sentir le coup fourré, la communication façon Grosse Bertha.

Un des conseils que je donne constamment à mes clients est : prudence dans l’utilisation des médias sociaux. Choisissez bien les plateformes, les supports, l’utilisation que vous allez en faire. Définissez bien vos produits, vos messages. Planifiez leur utilisation, la diffusion du contenu. Prévoyez un temps de suivi et de gestion des communautés que vous créez. Prudence, parce que si vous n’êtes pas assez régulier, si ce que vous annoncez est différent de ce que vous offrez, vous mettez en péril votre e-reputation, votre marque, votre identité numérique.

Mais venons en à l’exemple qui doit illustrer cette mauvaise utilisation des médias sociaux. Sur Facebook, je suis inscrit à deux groupes qui rentrent totalement dans le cadre de la mauvaise gestion de communauté. Il s’agit des groupes I love Montréal et Les Français à Montréal. Je suis membre de ces groupes parce que j’aime follement Montréal et parce que je suis un Français à Montréal. Je me reconnais parfaitement dans ces deux titres. D’ailleurs je ne suis pas le seul. Le premier groupe compte plus de 2 000 membres et le second presque 1 000. Le choix des termes est donc judicieux.

Pourtant, le problème tient au contenu et à l’utilisation de ces espaces. Régulièrement, parfois plusieurs fois par semaine, par le biais de ces groupes, je reçois un message, voire plusieurs, dans ma boite électronique au sujet des soirées du Couscous Comedy Show. Il s’agit d’un spectacle récurent qui se donne à Montréal.

De plus, le mur de ces deux groupes est essentiellement occupé par de la promotion pour le Couscous Comedy Show ou de ses partenaires. Notons que les administrateurs de ces deux groupes sont les mêmes et qu’ils sont des animateurs/membres du Couscous Comedy Show.

Quelle mauvaise utilisation des médias sociaux peut-on constater ici ?

  • une différence entre ce qui est annoncé dans le titre des groupes et le contenu affiché sur le mur ;
  • une utilisation à outrance du système d’envoi de messages que permettent les groupes sur Facebook ;
  • une différence flagrante entre l’esprit des groupes (plus collaboratifs, informatifs) et leur utilisation commerciale par les administrateurs.

Il faut ajouter autre chose. Je me suis permis de publier un message sur les murs de ces groupes en expliquant que je ne m’y suis pas inscrit pour recevoir des publicités qui n’ont rien à voir avec Montréal ou avec la communauté française locale. Mon message a été effacé. Voila une autre mauvaise utilisation. Ne jamais chercher à effacer des messages qui ne sont pas en accord avec ce que disent les administrateurs. C’est extrêmement négatif pour votre réputation. Les médias sociaux sont des espaces de discussion, d’échanges. A partir du moment où vous faites de la censure bête et méchante (il dit quelque chose que je ne veux pas entendre, je l’efface), vous allez totalement à l’encontre de la raison d’être de ces espaces et de leur mode de fonctionnement…

Peut-être que le Couscous Comedy Show est un très bon spectacle. Mais mon expérience virtuelle avec eux ne me donne pas du tout envie d’aller les voir jouer. Dans mon esprit, s’est dessiné l’image de “crosseurs” qui m’ont trompé, me harcèlent de courriels et refusent le débat. Et le pire, c’est que je ne suis pas le seul. Autour de moi, parmi mes amis français, j’ai fait un rapide sondage et ceux qui étaient inscrits à ces groupes disaient en avoir assez des courriels de promotion qu’ils reçoivent et qui n’ont rien à voir avec la raison d’être de ces groupes. Pour eux, il n’est pas question d’aller voir le Couscous Comedy Show.

En octobre dernier, nous avions déjà souligné l’importance du e-marketing et du personal branding pour les avocats indépendants ou en cabinets.

Un de nos clients, Serge Pisapia, président de l’IMAQ, a porté à notre connaissance un document sur ce thème très intéressant réalisé par l’Association du barreau canadien. Il est intitulé Votre présence dans le monde virtuel,  Lignes directrices d’éthique dans les pratiques de marketing recourant aux nouvelles technologies de l’information.

Ce document de 12 pages est très complet et passe en revue tous les aspects de la promotion en ligne : publicité, identité numérique, présence sur les médias sociaux, conseils juridiques en ligne, stratégies de marketing et de communication.

Mais surtout, il encourage les avocats à utiliser les nouvelles technologies de l’information pour promouvoir leurs services et leurs compétences mais en appliquant des règles de base de probité et d’éthique.

Voici quelques extraits de ce code d’éthiques des avocats du Web 2.0 :

La publicité acceptable évite :

  • d’induire en erreur;
  • de faire naître des espoirs mal fondés et des attentes irréalistes;
  • de nuire à la qualité des services juridiques;
  • d’être si inconvenante ou offensante qu’elle porterait préjudice à l’intérêt public ou à la profession juridique.

(…)

L’adresse du site Web d’un cabinet d’avocats est habituellement le nom du cabinet ou une abréviation, par exemple ne retenant que le nom d’un avocat au lieu de plusieurs. À l’autre extrémité de la gamme des possibilités se trouvent des adresses qui contiennent un message publicitaire. Par exemple :

www.droitimmobilier.com (acceptable) ou www.meilleuravocataucanada.ca (non acceptable)

Nous saluons la qualité de ce document, sa clarté et les valeurs de probité qu’il porte. Ces dernières ne devraient pas s’appliquer à la seule profession des avocats mais bien à l’ensemble des pratiques du Web 2.0.

1 – Référencement 2010 : mêmes recherches, nouvelles réponses – 10/01/2010 par Louis Durocher

Thème : Référencement

Louis Durocher, consultant chez Orénoque Interactif, nous livre ses bons conseils sur les enjeux autour des nouvelles formes de référencement. Google change et avec lui votre visibilité, votre positionnement. Il convient donc de s’adapter ! Louis Durocher vous recommande donc de soigner votre contenu et vos backlinks.

2 – Outils d’analyse en marketing sur les réseaux sociaux – 13/01/2010 par Mohammed Alami

Thème : Médias sociaux

Dans son blogue, Mohammed Alami dresse une liste de 16 outils utiles pour suivre votre présence en ligne et votre e-réputation. Il rappelle l’importance de savoir quels sont vos objectifs avec les différentes plateformes de médias sociaux que vous exploitez. Mais surtout, comme pour tous les objectifs, il convient de mesurer leur réalisation. Les outils listés par Mohammed Alami vous seront plus qu’utiles !

3 – Community Management : Motiver votre communauté – 11/01/2010 par Romain Ouzeau

Thème : Community Management

Il ne suffit pas d’alimenter un blogue, une page Facebook ou un compte Twitter pour pouvoir s’écrier : “je fais du Community management dans ma boite !”. Non… et Romain Ouzeau abonde avec intelligence dans ce sens : il faut motiver, entretenir votre communauté. Pour lui il y a trois éléments essentiels :

  • l’estime
  • le pouvoir
  • le gain

4 – Une marque sera utile ou ne sera pas – 13/01/2010 par Isabelle Musnik

Thème : Marketing

Le Web 2.0 c’est nous dit-on l’avènement d’une nouvelle relation avec les marques et celles-ci doivent s’adapter aux consommateurs, créer le dialogue. Sur le blogue Influencia, Isabelle Musnik fait le point sur cette question à partir d’une récente étude d’Euro RSCG réalisée en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en France. Points saillants : le dialogue n’est pas la principale préoccupation des consommateurs, ils souhaitent que la présence en ligne de la marque leur soit utile et qu’elle défende certaines valeurs de société. Un article à lire…

5 – 6 Personal Branding Mistakes that cost you a job – 14/01/2010 par Merideth Levinson

Thème : Personal Branding

Merideth Levinson part du constat que le Personal Branding et les médias sociaux sont de plus en plus utilisés par les recruteurs, les employeurs et les individus cherchant un emploi afin de s’intéresser plus particulièrement aux erreurs à ne pas faire. Comme pour votre CV traditionnel, il y a des choses à ne pas faire dans la gestion de votre Personal Branding. Merideth Levinson présente 6 erreurs à ne pas commettre :

  1. mettre la charrue avant les boeufs (lancer son personal branding sans stratégie, sans avoir défini clairement ce que vous voulez promouvoir)
  2. ne pas avoir un personal branding bien clair, (qu’il soit trop diffus – unfocused)
  3. ne pas savoir se différencier et ni mettre en valeur des compétences qui vous sont propres
  4. ne pas être prudent dans ses publications et prises de position dans les blogs et autres médias sociaux (éviter les commentaires et les statuts scabreux, inconsistants – vous devez entretenir votre image de professionnel)
  5. ne pas s’impliquer ou participer à des discussions en lien avec vos activités et vos compétences dans les médias sociaux
  6. trop se promouvoir, trop se mettre de l’avant (over-promoting yourself)
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